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lesromansdelara
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Voici l'histoire d'un pompier pas comme les autres ! Blog pour ceux qui M l'action et le suspens
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Date de création :
05.05.2007
Dernière mise à jour :
30.04.2008
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Chapitre 2

Chapitre 2

Posté le 07.01.2008 par lesromansdelara
Chapitre 2

Crash et clashs


La journée était belle et chaude. Alix tenait fermement la taille de Christophe et la moto filait sur le périphérique. Il lui avait fait la surprise de venir la chercher à l’hôpital à la fin de son service. C’était la dernière ligne droite dans les préparatifs de mariage et il ne s’agissait plus de traîner. Ils avaient le temps de faire un peu de shopping avant de rentrer terminer l’organisation des tables pour le repas. Mais, dans sa précipitation à la rejoindre, il avait oublié de prendre le casque de la jeune femme. Quand il s’en était aperçu, il avait juré.
« Ne t’énerves pas, fit-elle, je rentrerais par le RER.
- Mais on n’aura jamais le temps de faire les courses ensuite ! répliqua-t-il. Il vaut mieux y aller, tu prendras mon casque.
- Et toi ? Si on rencontre la police, tu vas te prendre un P.V. ! Il vaut mieux garder notre argent. Nous en aurons besoin pour nous installer.
- T’inquiètes pas ! fit-il en riant. A cette heure-là, ils font la sieste ! »
Et il mit lui-même le casque sur la tête d’Alix. Elle le laissa faire et ils démarrèrent.
Un léger ralentissement se produisit et Christophe ralentit un peu, puis il mit son clignotant et doubla la file. Une voiture déboîta brusquement. Il fit un écart pour essayer de l’éviter et heurta la glissière de séparation. La jeune femme ressentit un grand choc suivi d’une explosion et se sentit projetée dans les airs.
« Mettez les masques, vite ! »
Alix se réveilla en sursaut et mit quelques secondes à comprendre ce qu’il se passait. Elle était toujours à sa place dans l’avion mais il faisait un froid glacial et il y avait un courant d’air effroyable. Elle prit soudain conscience qu’elle arrivait difficilement à respirer. Un masque à oxygène pendait devant elle. Elle le saisit et le mit sur son visage. Elle ressentit un soulagement immédiat.
En regardant autour d’elle, Alix vit les autres passagers regarder avec insistance vers l’arrière de l’appareil. Elle se retourna et constata avec stupéfaction que le rideau de séparation avec les secondes classes battait dans le vide. Toute la partie succédant aux ailes avait disparu…
« On va tous mourir » pensa-t-elle.
C’était un constat lucide et froid. Elle sentait bien l’avion qui piquait et les cris d’effrois des autres passagers lui parvenaient de tous les côtés mais, à sa grande surprise, elle ne ressentait aucune peur.
Une hôtesse distribua un coussin et leur donna l’ordre de mettre les gilets de sauvetage. Elle le fit docilement. Ils étaient sûrement au-dessus du pacifique mais elle n’en était pas sure. Quelques minutes avant de s’endormir, elle avait avalé des somnifères, seule façon pour elle de pouvoir trouver le sommeil. Elle ne savait donc pas depuis combien de temps tout cela avait commencé. L’effet des médicaments continuait à agir, ce qui expliquait un peu son état second.
« Mettez les coussins sur les genoux et baissez-vous ! » hurla le Stewart.
Pliée en deux, Alix fourra sa tête sur le coussin. Elle était presque bien ainsi.
« Christophe, je viens te rejoindre… »
Un choc effroyable suivit une embardée. Puis plus rien. Seulement le silence et l’immobilité. La jeune femme s’attendait à s’enfoncer dans l’eau mais rien ne se passa.
« Est-ce que je suis morte ? »
Elle se releva et se retrouva au milieu d’une fumée opaque. Elle entendit alors tousser et bouger.
« Sortez, vite ! Ca brûle ! » cria quelqu’un.
Elle détacha vivement sa ceinture et se précipita à l’aveugle vers l’arrière. Soudain le sol lui manqua et elle se retrouva à plat ventre dans l’eau. Quelqu’un lui saisit le bras et l’entraîna plus loin sur la terre ferme.
« Alix, tout va bien ? »
C’était Richard Méchaleux.
« Oui… Oui, je crois… Votre femme et vos enfants ?
- Nous sommes tous là, regardez. »
Non loin de là, Mélanie pleurait dans les bras de sa mère, pendant que Thibaut regardait l’avion brûler au côté de son grand-père. Alix s’aperçu qu’elle était couverte de boue. Ils s’étaient écrasés au milieu d’un marécage dans lequel poussaient des arbres. De rares îles de terre ferme émergeaient de la boue. Des rescapés les regagnaient petit à petit.
La jeune femme s’élança à la suite du père de famille afin de voir si d’autres personnes pouvaient être sauvées.

Arnaud releva la tête. L’avion semblait s’être immobilisé mais la fumée était si épaisse qu’on n’y voyait rien.
« Monseigneur ! » fit-il en secouant son voisin. Il ne reçut aucune réponse. Quelqu’un cria que l’avion brûlait. Il détacha leurs ceintures à tous les deux et traîna son compagnon vers le fond de l’avion d’où lui semblait venir l’air frais. Il se heurta dans un homme qui s’exclama :
« Maud ?
- Non monsieur, je m’appelle Arnaud.
- Ma fille, j’ai perdu ma fille !
- Il faut partir de là avant de s’asphyxier, fit Arnaud en toussant.
- Non, pas sans elle !
- Elle est peut-être sortie. Allons, sinon, nous allons tous y passer. »
Ils continuèrent et descendirent ce qui ressemblait à une marche. Il se retrouvèrent dans la boue jusqu’aux genoux. Ils toussaient et avaient les yeux irrités par la fumée. Des silhouettes semblaient se mouvoir sur la droite et ils se dirigèrent dans cette direction. Il prirent pied sur la terre ferme, au côté de deux personnes âgées.
« Ne t’inquiètes pas ma douce, c’est fini… » fit le vieil homme en prenant sa femme en pleurs dans ses bras.
« Maud ! Maud ! » hurla le père, désespéré de ne pas voir de trace de sa fille.
Pendant ce temps, le jeune prêtre allongea l’évêque, se mit à genoux auprès de lui et lui dégrafa le col. Celui-ci ouvrit les yeux.
« Arnaud, dit-il faiblement.
- Monseigneur, comment vous sentez-vous ? »
Le vieil homme essaya de sourire.
« Arnaud, confessez-moi !
- Pardon ? Confessez-moi. Je veux retourner chez mon Dieu, réconcilié avec lui.
- Allons, répondit le jeune homme les larmes aux yeux, vous n’allez pas mourir.
- Arnaud, pour une fois essayez d’obéir sans discuter. Je sens que je pars » fit l’évêque en pâlissant.
Le prêtre s’exécuta.
« Vous avez toujours été mon guide. Ne me quittez pas maintenant… fit-il lorsqu’il eut entendu la confession du vieil homme.
- Vous êtes prêt maintenant, il est temps pour vous de trouver votre chemin par vous-même. Le mien arrive à son terme… Adieu mon fils, acheva l’évêque en fermant les yeux paisiblement.
- Non… » gémit le jeune prêtre.
Il regarda avec stupeur le visage, maintenant immobile de celui qui avait tant compté dans sa vie. Il sentit soudain un grand vide en lui. Rien n’avait plus de sens maintenant. Soudain une effroyable explosion le coucha par terre. Il regarda, complètement hagard, les blessés, les morts déchiquetés éparpillés un peu partout, les minces débris de l’avion qui retombaient en brûlant… Ses oreilles furent transpercées par les pleurs des survivants et les cris de ce pauvre père qui pleurait sa fille. Il se redressa et vit le corps de son père spirituel, déplacé par le souffle de l’explosion, qui s’enfonçait dans le marécage. Arnaud prit sa tête dans ses mains et se plia en deux de douleur et d’écœurement.
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi nous as-tu abandonnés ? » gémit-il.
Il fixa la petite croix dorée qui était épinglée à son revers. Son regard se durcit. Il la retira et la mit dans sa poche.


« Au secours !
- Il y a quelqu’un ?
- Par ici !
- J’arrive !
- Alix, arrêtez, il faut partir ! Ce truc-là peut exploser d’un moment à l’autre ! fit Richard en lui prenant le bras.
- Il y a encore une personne vivante par-là ! »
La jeune femme se dégagea et se dirigea à l’oreille vers le passager qui avait crié. Elle buta bientôt sur un corps qui remua.
« Aidez-moi… fit une voix de jeune fille qui suffoquait.
- C’est vous qui avez appelé.
- Oui.
- Etes-vous blessée ?
- Non, mais je n’arrive pas à sortir. Je ne sais pas où est mon père.
- Venez ! » fit Alix en la relevant.
Peu après, elles se retrouvèrent dans la boue. Richard leur donna un coup de main et elles atteignirent bientôt l’abri où était réfugié la famille. D’autres survivants les avaient rejoints.
« Eloignons-nous un peu, on ne sait jamais ! » fit Richard.
Ils s’installèrent un peu plus loin dans une grotte naturelle, creusée dans une falaise. A peine y étaient-ils qu’une énorme explosion se fit entendre.


La nuit était en train de tomber. Les survivants s’étaient regroupés peu à peu dans la grotte découverte par la famille Méchaleux. Les six blessés graves avaient été transportés tant bien que mal et Alix avait commencé à les soigner. Mais comme elle ne disposait d’aucun matériel ce n’était pas très pratique. Le seul point vraiment positif c’est qu’ils avaient pu récupérer du feu provenant des débris enflammés de l’avion.
Au fond de la grotte, Pierre de Distrac serrait sa fille dans ses bras, trop heureux de l’avoir retrouvée après avoir cru l’avoir perdue à jamais. A côté d’eux, Apolline et Marius Desner, se tenaient serrés l’un contre l’autre.
« Tant que nous sommes ensemble, nous nous en sortirons ma douce » fit le vieil homme, répondant aux inquiétudes de sa femme.
« Bonjour Mademoiselle. Comment vous appelez-vous ? » demanda Christine Méchaleux qui essayait de faire un inventaire des survivants et de leurs blessures afin de signaler les plus graves à Alix.
« Nina, Nina Delcayre.
- Est-ce que vous allez bien ?
- Oh oui ! répondit-elle ironiquement. Si vous enlevez le fait que nous nous sommes écrasés au milieu de nulle part, que je vais me faire virer, que j’ai perdu toutes mes affaires, que nous sommes trempés, pleins de boue, qu’il fait froid, que nous n’avons rien à manger et que nous sommes dévorés par les moustiques, tout va bien…
- Vous savez, la situation est la même pour tout le monde. Ce n’est pas en se mettant en colère que nous allons arranger les choses.
- Si c’est pour me sortir vos leçons à deux balles, ce n’est pas la peine ! » conclut le mannequin.
Christine jugea que ce n’était pas le moment d’insister et passa au suivant.
« Bernard Veylan. J’ai une plaie à ce bras, je me suis brûlé en essayant de sortir ce gars-là » dit-il en montrant de la main un homme roux, inconscient dont s’occupait Alix.
« Eh arrêtez ! » cria celle-ci.
Arnaud se retourna surpris.
« Qu’est-ce qu’il y a ?
- Ne touchez surtout pas à cette eau !
- Mais nous avons soif ! protesta une femme qui accompagnait le jeune homme avec une gourde.
- C’est un marécage. L’eau n’est peut-être pas potable et nous n’avons pas de récipient pour la faire bouillir, fit Richard, venant à la rescousse de l’infirmière.
- Ecoutez, si nous ne buvons pas, nous allons mourir de toute façon. Alors foutez-nous la paix ! Pour qui vous prenez-vous pour nous donner des ordres ? »
Et ils durent la laisser faire. Arnaud, quant à lui, soupira et repartit à sa place sans toucher à la gourde qu’elle lui tendait.
« Bon ça y est, fit Christine en s’asseyant. En comptant les personnes que vous soignez nous sommes vingt.
- Sur combien ? demanda Alix.
- Trois cent quatre-vingt-trois » souffla le Stewart dont elle s’occupait.
Un grand silence s’abattit sur le groupe des rescapés. Ils étaient si peu à avoir survécus à la chute de cet avion… Ils ne savaient pas exactement s’ils devaient penser qu’ils avaient eu de la chance.
« Bon, pas de panique, fit Bernard Veylan. De toute façon, nous ne pouvons rien faire tant qu’il fait noir. Alors profitons-en pour prendre du repos et nous aviserons demain.
- C’est vrai que nous sommes fatigués, acquiesça Alix, mais les blessés ont besoin de surveillance. Il faudrait faire un tour de garde.
- Oui, approuva Richard, d’autant plus qu’il y a peut-être des bêtes sauvages dans le coin.
- Et alors ? fit Nina. S’ils nous attaquent vous vous défendrez à main nues, Davy Croket ?
- Non, avec ça ! répondit-il en montrant un roseau qu’il avait taillé en pointe.
- Oh, mais c’est qu’il a un bâton… Je me sens franchement rassurée ! » ironisa-t-elle en allant s’allonger au fond de la grotte après avoir fait dégager le vieux couple qui s’était installé à l’endroit qu’elle avait prévu d’investir.
« Eh ben ! Avec de telles fortes têtes, nous n’avons pas fini ! constata Alix.
- A propos de têtes de mules, se rappela soudain Christine. Il y a un type dehors qui ne veut pas rentrer.
- Ce n’est pas très prudent, en effet répondit Richard. Bernard, allons le raisonner voulez-vous ?
- Non, fit l’infirmière en arrêtant l’homme d’affaire. Vous, vous restez là, je veux regarder votre brûlure.
- Il est inutile de résister, dit Richard en riant. Ce que femme veut…
- … Dieu le veut, complétant Bernard en remontant sa manche.
- Attendez, je vous accompagne ! » fit Arnaud en rejoignant Richard.
Quand ils furent sortis, ils constatèrent que la nuit était si noire qu’ils avaient du mal à distinguer quoi que ce soit.
« Il va falloir faire bigrement attention, dit Richard. Le terrain n’est pas sûr. Les bandes de terre sont rares et étroites entre les étendues de boues et de sables mouvants.
- Oui, il vaut mieux trouver ce gars au plus vite avant qu’il ne lui arrive quelque chose. »
Ils firent le tour de la grotte et tombèrent littéralement sur l’homme qu’ils cherchaient, couché dans un endroit sombre.
« Eh ! Ca ne va pas non ? Vous vous sentez bien ? grogna-t-il.
- Excusez-nous, dit Arnaud en se relevant. J’ai trébuché sur quelque chose.
- Oui, en effet… C’était même sur ma jambe…
- Désolé. Nous venions vous demander si vous ne vouliez pas venir dormir dans la grotte.
- Ca non ! » répondit l’homme brusquement pour les décourager les importuns. Ils se regardèrent, un peu embarrassés.
« Pardonnez-nous d’insister, continua Richard, mais on ne sait jamais ce qui peut se passer pendant la nuit. Nous ne savons pas où nous sommes et quels sont les dangers environnants. Il vaut mieux que nous restions groupés. »
L’homme se redressa, l’air déterminé, et les regarda fixement. Les deux hommes ne se sentirent pas très rassuré en face de ce type dont l’air sauvage était renforcé par ses haillons et sa barbe broussailleuse.
« Bon, je vais mettre les choses au point une bonne fois pour toute. Je vis dans la rue depuis un moment et j’en connais un bout sur les ‘dangers potentiels’ comme vous dites si bien. Si je déteste quelque chose par-dessus tout, c’est qu’on vienne me casser les pieds. Alors on va faire un marché : vous me foutez la paix et je ne vous demande rien. Chacun sa liberté et au revoir. » Sur ces paroles, il se recoucha en leur tournant le dos.
Les deux autres se regardèrent avec surprise. Ils rebroussèrent chemin tout en se disant que c’était de la folie de vouloir rester à l’écart et au dehors, en pleine nuit dans cet endroit inconnu.


Le petit groupe se réveilla très tôt le lendemain matin. Personne, à part les enfants, n’avait vraiment réussi à trouver le sommeil. Les émotions fortes de la journée, le couchage inconfortable et les moustiques les avaient réduits, au mieux à somnoler. Un des blessés était mort durant la nuit. Il restait cinq personnes dans un état grave, trois hommes et deux femmes. Ils étaient, pour la plupart, terriblement brûlés et Alix ne savait plus quoi faire pour les soulager. De plus Adeline, la femme qui avait bu l’eau du marais la veille s’était réveillée en pleine nuit en proie à de violentes douleurs abdominales. Elle avait vomi tout le reste de la nuit et était dans un piteux état.
Dès que tout le monde fut levé, ils improvisèrent une réunion avec tous ceux qui étaient en état de la suivre. Christine essaya de proposer à l’homme de dehors d’y participer. Mais il n’était plus là.
Ils s’installèrent donc en rond à l’extérieur de la grotte autour du feu.
« Bon, commença Richard Méchaleux, il nous faut décider de la conduite à tenir. Quel est le plus urgent ?
- Cela me paraît évident, fit Bernard Veylan d’un air assuré. Il faut trouver un moyen de prévenir les secours. Ils doivent nous chercher partout. Il ne s’agit pas de s’éterniser ici, mes affaires m’attendent et ne souffrent pas le moindre délai.
- Vous savez, continua Pierre de Distrac, à mon avis ils vont mettre du temps à nous retrouver. La tempête nous a terriblement déportés, j’ai entendu l’hôtesse en parler au Stewart. Il vaut mieux s’occuper en premier de trouver de l’eau et de quoi manger.
- Mais n’importe quoi ! répliqua Bernard d’un ton acerbe. A quoi servirait de bien manger si on ne signale pas notre position ?
- A être encore en vie quand on nous retrouvera, par exemple», suggéra ironiquement le ministre.
L’homme d’affaire allait répliquer vertement quand Richard jugea plus prudent de tempérer la situation.
« Attendez, ne nous disputons pas. Nous avons besoin de toute notre énergie pour faire face à la situation.
- Vous avez raison, renchérit Arnaud. Nous sommes plusieurs. Peut-être pouvons-nous faire des groupes pour nous occuper de plusieurs choses en même temps.
- Bonne idée ! s’exclama Christine. Faisons une liste des points importants et répartissons-nous selon nos compétences. »
Ils mirent une demi-heure à se mettre d’accord sur la priorité des tâches à accomplir et une autre pour répartir les rôles. Finalement, il fut décidé que ceux qui s’éloigneraient de la grotte le feraient toujours au moins par deux et qu’il y aurait toujours au minimum un homme présent.
Richard et Christine partiraient explorer les environs pour déterminer la topographie de l’endroit. Il fallait en effet de savoir s’ils étaient sur une terre habitée ou si cet endroit débouchait sur un pays civilisé où ils pourraient demander de l’aide. Ils devaient aussi essayer de trouver un autre refuge pour le groupe. Ils ne pouvaient pas rester trop longtemps dans le marais. Entre l’insalubrité de l’endroit et les moustiques, ils allaient finir par tous tomber malade. Pour cette expédition ils emmèneraient Papy afin que ceux qui resteraient à la grotte n’aient pas à le surveiller.
Pierre de Distrac, sa fille et Marius devaient chercher de l’eau potable et de la nourriture. La discussion avait été vive au sujet du vieil homme. Au début, il devait aller avec Bernard Veylan et Nina trouver un moyen d’alerter les secours. Mais l’homme d’affaire et le mannequin avait catégoriquement refusé de le prendre avec eux.
« Il n’en est pas question ! Il va nous retarder. De plus il ne nous sera d’aucune utilité…
- Ne croyez pas ça… » essaya Apolline.
Son mari lui posa la main sur le bras.
« Laisse faire les jeunes, ma douce. Nous, les vieillards nous ne servons à rien qu’à encombrer, pas vrai… »
C’est à ce moment-là que Maud, demanda à le prendre avec eux. Le ministre, pris de pitié, accepta.
Les deux enfants resteraient à la grotte pour veiller sur le feu. Apolline, quant à elle, s’occuperait de veiller les blessés et les malades. Enfin, Arnaud et Alix s’occuperaient d’enterrer les morts et de voir ce qui était récupérable dans les restes de l’avion.
Quand tout cela fut accepté par tout le monde, ils se séparèrent, se donnant rendez-vous pour faire le point à seize heures.



(... à suivre)



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